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Coordination du caucus
Sécurité alimentaire
Le blé génétiquement modifié (GM)
La brevetabilité du vivant
Techniques de détection moléculaire pour les plantes à caractères nouveaux
Protocole sur la biosécurité
Questions d’échanges commerciaux
L’étiquetage des aliments génétiquement modifiés (GM)

 

 

Coordination du caucus :

Olivier Bertin-Mahieux
Tél. : (613) 728-9810, poste 34
Téléc. : (613) 728-2963

 

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Le groupe de travail sur les biotechnologies

red leavesMême si le Réseau ne possède pas formellement un caucus traitant de ces questions, un groupe de travail sur les biotechnologies, composé des membres d’autres caucus mais partageant des intérêts sur les biotechnologies, a été créé. Les préoccupations des ONGE à l’égard des biotechnologies ne portent pas sur les technologies génétiques à proprement parler mais plutôt sur les effets socio-économiques de la privatisation du génome globalement. Ainsi, la sécurité alimentaire et la consolidation des réserves de semences, le brevetabilité du vivant (ou brevetabilité des gènes), la détection moléculaire des plantes génétiquement modifiées, les plantes modifiées pour des fins pharmaceutiques, l’homologation et l’étiquetage des aliments modifiés génétiquement sont toutes des questions qui retiennent l’attention des membres du groupe de travail, notamment en ce qui concerne le processus de réglementation du Comité consultatif canadien de la biotechnologie, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (agriculture) et d’Agroalimentaire Canada. De plus, en lien aux questions précédentes, le comité est attentif aux enjeux de commerce international implicite au Protocole sur la biosécurité, à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et aux autres négociations multilatérales commerciales continentales (c.-à-d. en Europe, au Japon, en Afrique, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud). Grâce à des efforts considérables, les membres du groupe de travail ont constitué des réseaux avec les grossistes de produits naturels, les agriculteurs biologiques et les fermiers soucieux des impacts des cultures transgéniques sur leur récolte et son exportation. Parmi les cultures transgéniques qui intéressaient le groupe de travail, c’est celle du blé transgénique qui a retenu principalement l’attention.

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Sécurité alimentaire

La question de la sécurité alimentaire, notamment pour les pays en voie de développement, a été source de litiges alors que certains pays donateurs (comme les États-Unis) insistaient à fournir une aide sous forme de récoltes génétiquement modifiées ou encore en liant l’assistance publique à des instituts de recherches qui priorisent les manipulations technologiques sur des cultures composant la base alimentaire. Les membres du comité ont exprimé des inquiétudes quant à la nature de l’aide actuelle, qui n’adressent pas les questions cruciales d’économie et de distribution des ressources alimentaires. Pour obtenir de plus amples informations, rejoignez :

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Le blé génétiquement modifié (GM)

De concert avec le gouvernement canadien, la société Monsanto a développé le blé modifié génétiquement. Ce produit GM pose de sérieuses menaces au marché canadien dans son ensemble puisque les principaux consommateurs, les Japonais et les Européens, refusent d’acheter des produits génétiquement modifiés, ce qui expliquent leur insistance à exiger une ségrégation du blé afin de prévenir la contamination. Par le biais de la Commission canadienne du blé, les agriculteurs canadiens ont émis des réserves, demandant à Monsanto de retirer sa demande d’homologation du blé GM auprès des instances réglementaires canadiennes. Entre temps, la Société Royale du Canada, ainsi que d’autres associations représentant divers intérêts publics, ont soulevé le point que le gouvernement canadien se trouve en conflit d’intérêt puisque, d’une part, il joue le rôle de promoteur, et, que, d’autre part, il doit voir à la réglementation des produits GM. Le Saskatchewan Organic Directorate a intenté une poursuite visant à empêcher l’homologation du blé GM tout en demandant des compensations financières pour les pertes engendrées suite à la contamination de leurs récoltes biologiques par le canola GM. Pour en connaître davantage, consultez les sites suivants :

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La brevetabilité du vivant

La loi canadienne sur les brevets a été écrite bien avant que les technologies génétiques actuelles ne connaissent leurs percées, ce qui en fait un outil inadéquat pour déterminer du droit de propriété des organismes modifiés. L’affaire de la souris «Oncomouse» - demande de brevet de l’Université Harvard pour cette souris qui a été modifiée pour des fins de recherches sur le cancer -, entendue en appel à la Cour Suprême du Canada, est un exemple probant des défis et inquiétudes que posent les biotechnologies et les lois sur le brevetabilité. La Cour a estimé que, selon la loi actuelle, les formes de vie supérieures ne sont pas sujettes au brevetabilité. L’analyse de ce jugement par des ONGE sera disponible bientôt. Il vous est toutefois possible de lire les recommandations du Comité consultatif canadien de la biotechnologie.

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Techniques de détection moléculaire pour les plantes à caractères nouveaux

Le gouvernement canadien, par le biais de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et d’Agroalimentaire Canada, a tenu des consultations sur les techniques de détection des plantes à caractères nouveaux. Selon des commentaires obtenus par le RCE, il semblerait que la participation des ONGE a été des plus limitées, faute d’avis, de ressources disponibles et de représentation équitable pour défendre les intérêts en jeu.

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Protocole sur la biosécurité

Le Protocole sur la biosécurité vise à garantir la sécurité des échanges commerciaux de semences génétiquement modifiées par le biais de la traçabilité, de la ségrégation et de la responsabilité. Malgré tous les efforts d’opposition des exportateurs de cultures GM, le Protocole a été ratifié en février 2002, à Montréal. Cependant, le Protocole n’est toujours pas entièrement effectif. Le RCE a mandaté deux personnes représentant les ONGE au sein du Comité consultatif du Protocole sur la biosécurité (CCPB), et, périodiquement, il voit à sélectionner des personnes représentant les ONGE pour faire partie de la délégation officielle de négociations du Canada.

Les personnes actuellement en poste au sein du CCPB sont :

Greenpeace
Éric Darier
(514) 933-0021 poste 15

Association canadienne de droit de l’environnement
Michelle Swenarchuck
(416) 960-2284

Le texte intégral du Protocole ainsi que les documents connexes sont disponibles (en anglais seulement) dans le site web de la Convention sur la diversité biologique.

L’analyse du Protocole par les ONGE ainsi que des recommandations des ONGE en ce qui a trait au cadre réglementaire requis pour l’implantation du Protocole se trouvent en fichier joint, comme les Règlements sur la biosécurité (disponnible en anglais seulement).

Le protocole est maintenant sur le point d'entrer en vigueur. La première réunion des parties au Protocole de Cartagena se tiendra à Kuala Lumpur, en Malaysie, du 23-27 février, 2004. Bradford Duplisea du groupe Canadian Health Coalition a été sélectioné pour représenter les intérêts des ONGE à cette réunion. Brad a pris part à la dernière équipe de négotiation officielle et est aussi un membre du "Biosafety Protocol Advisory Group". Vous pouvez joindre Brad par courriel ou par téléphone (819.770.1626).

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Questions d’échanges commerciaux

En plus du Protocole sur la biosécurité, les questions d’échanges commerciaux en matière de biotechnologies traitent du refus de l’UE d’approuver toute nouvelle culture de GM destinée à la consommation humaine, de la poursuite des États-Unis à l’OMC en ce qui concerne cette affaire, de même que l’appui du Canada à cette poursuite. Il est possible d’obtenir de plus amples renseignements sur la position canadienne en consultant la page web du Ministère des Affaires étrangères. La réponse de l’UE à cette poursuite (disponnible en anglais seulement) se trouve en fichier joint. Toute communication officielle avec l’OMC est disponible dans le site Internet de celle-ci.

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L’étiquetage des aliments génétiquement modifiés (GM)

Plusieurs membres du groupe de travail sur les biotechnologies du RCE ont appuyé le projet de loi privé du député libéral Charles Caccia (C-287) sur les organismes génétiquement modifiés. Le projet de loi a été défait, alors que plusieurs députés ont référé la question à l'Office des normes générales du Canada (ONGC) afin qu’il se penche sur la norme. À l’heure actuelle, l’ONGC n’a toujours pas été en mesure de développer une norme. Le processus piétine. Consultez la page suivante de l’ONGC pour en savoir davantage.

Le comité consultatif canadien de la biotechnologie a reconnu que la question était primordiale pour les consommatrices et consommateurs, et il appuie l’idée de développer une norme volontaire, au moment opportun.

La plupart des groupes d’intérêts souhaitent que le Canada se dote d’un système d’étiquetage obligatoire, soutenant que, à l’heure actuelle, les détaillants ont tout le loisir de faire un étiquetage volontaire. Or, ils ne le font pas, et ce, malgré le fait que des sondages d’opinions indiquent un fort pourcentage en faveur de l’étiquetage. De sérieuses inquiétudes ont été soulevées quant à l’absence de représentation de la société civile au sein du comité de l’ONGC.

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