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Situation des consultations portant sur LSIP

 


Contexte général
Liste intérieure
LSIP1
Processus d'options stratégiques
LSIP2
Processus de gestion des substances toxiques
Gestion des risques des substances toxiques en vertu de la LCPE
À titre d'exemple — La gestion des risques de l'oxyde d'éthylène
Liens

 

 

Barbara Schaefer
Coordinatrice de consultations sur les substances toxiques

tél. :
(613) 728-9810 poste 30

 

 

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Loi canadienne sur la protection de l'Environnement (LCPE) Substances d'intérêt prioritaire (SIP)

De concert avec le Bureau national de la prévention de la pollution d'Environnement Canada, le RCE travaille à assurer la participation publique aux consultations relatives à la gestion des risques dans l'environnement canadien des substances qui, en vertu de la Loi, ont été identifiées comme « toxiques » et qui sont sujettes à contrôle ou à élimination prioritaire. Il existe deux listes de SIP, soit la Première liste de SIP et la Deuxième liste de SIP, comportant respectivement 44 et 25 substances.

Sous la LCPE 1999 (LCPE 1999), les ministres de l'Environnement et de la Santé ont les pouvoirs de déclarer une substance « toxique » si elle représente un risque grave pour la santé de la population canadienne ou de l'environnement. La Loi fournit au gouvernement fédéral des outils pour protéger l'environnement et la santé humaine, établit des délais fermes pour la réduction de certaines substances toxiques et exige la quasi-élimination quasi totale des substances toxiques bioaccumulatives, persistantes, qui résultent principalement de l'activité humaine.

Lorsqu'une substance est déclarée « toxique » en vertu de la LCPE et qu'elle est inscrite à la Liste des substances toxiques à l'Annexe 1 de la Loi, Environnement Canada et Santé Canada doivent proposer un instrument pour prendre des mesures de prévention ou de contrôle permettant de gérer la substance en question, et, par le fait même, d'en réduire ou d'en éliminer son rejet dans l'environnement et, par le fait même, les risques à la santé humaine.

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Contexte général

Liste intérieure (LI)

Les substances d'intérêt prioritaire de la LCPE sont tirées de la Liste intérieure (LI), où figurent les substances qui, entre le 1er janvier 1984 et le 31 décembre 1986, étaient utilisées de façon commerciale au Canada, soit pour des fins manufacturières, ou étant fabriquées au Canada ou importées à raison de 100 kg ou plus annuellement, peu importe l'année en cours. L'objet de la liste, qui répertorie actuellement environ 23 000 substances, est de définir qu'elle substance est dite « nouvelle » au Canada. De fait, au fil des ans, cette liste a été amendée suite à l'évaluation en vertu du Règlement sur les renseignements concernant les substances nouvelles. La LI est composée de produits suivants : des produits chimiques organiques simples, des pigments, des composés organo-métalliques, des surfactants, des polymères, des éléments métalliques, des sels métalliques et d'autres substances inorganiques, des produits biotechnologiques de même que toute substance chimique de composition inconnue ou variable, produit de réaction complexe ou matière biologique (ou encore UVCB).

Commentaires d'ONGE sur le « Document des lignes directrices pour la catégorisation des substances organiques et inorganiques de la Liste intérieure des substances du Canada : Critères de persistance, de potentiel de bioaccumulation et de toxicité intrinsèque pour les organismes non humains » d'Environnement Canada (le sommaire seulement - le document entier est disponible en anglais)

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LSIP1

La première Liste des substances d'intérêt prioritaire (LSIP1) a été publiée en 1989, où 44 substances ou catégorie de substances y ont été versées. L'évaluation des impacts sur la santé humaine et l'environnement en vertu du Programme d'évaluation des substances d'intérêt prioritaire a été terminée en février 1994. Les Rapports d'évaluation pour chacune de ces substances inscrites à la LSIP1 ont été complétés et sont publiés suite à l'analyse critique de données jugées pertinentes.

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Processus d'options stratégiques (POS)

Lancé en décembre 1994, le Processus d'options stratégiques (POS) a été apliqué à la première LSIP. Le POS a développé des objectifs, des cibles et des options de gestion pour les substances déclarées toxiques en vertu de la LCPE (1988). Des « tables de concertation », regroupées selon le secteur ou la substance, ont été créées pour formuler des recommandations sur les meilleures façons de régler les problèmes associés aux émissions de substances toxiques. Présidées par Environnement Canada, les tables de concertation étaient composées de groupes de consulation multilatéraux constitués de représentants de l'industrie, d'organisations non gouvernementales, et des gouvernements fédéral et provinciaux. Chacune des tables a produit un Rapport d'options stratégiques soumettant aux ministres de l'Environnement et de la Santé une série de recommandations pour gérer les substances toxiques.

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PSL2

La seconde Liste des substances d'intérêt prioritaire (LSIP2) de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement a été publiée en décembre 1995. La liste identifie les substances qui feront l'objet d'une évaluation prioritaire afin de déterminer si elles sont « toxiques » au sens de l'article 64 de la Loi. Une substance est définie comme « toxique » lorsqu'elle pénètre ou peut pénétrer dans l'environnement en quantité ou concentration ou dans des conditions de nature à présenter des risques pour la santé humaine, l'environnement, la diversité biologique ou menacer l'environnement essentiel pour la vie. Une liste de 25 substances a été établie suite aux recommandations d'une Commission ministérielle consultative composée des principaux intervenants, liste où figurent tant des composés chimiques simples que des mélanges et des effluents.

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Processus de gestion des substances toxiques (PGST)

Dans son ensemble, le Processus de gestion des substances toxiques partage le même objectif que le Processus d'options stratégiques. Puisqu'il fut reconnu que des changements s'imposaient pour faciliter les exigences de gestion des produits toxiques en vertu de la LCPE (1999), le PGST a été développé afin de remplacer le POS.

Géré par Environnement Canada en collaboration avec Santé Canada, le Processus de gestion des substances toxiques est l'approche actuellement favorisée pour élaborer des outils de gestion, notamment des instruments de prévention ou de contrôle, visant les substances toxiques additionnelles selon la LCPE (1999). Dans le cadre de ce processus, Environnement Canada et Santé Canada élaborent des stratégies de gestion des risques permettant de garantir l'efficacité de la consultation auprès des intervenants et de rencontrer favorablement les délais inhérents à la gestion des nouvelles substances toxiques prévues à la Loi. L'élaboration d'une stratégie de gestion des risques constitue le coeur du Processus de gestion des substances toxiques.

Les principales responsabilités des gestionnaires de risques sont les suivantes : établir un objectif pour la gestion des risques, sélectionner et développer un instrument ou un outil de gestion pour intervenir face aux risques que présente l'utilisation ou le rejet de la substance par le secteur en question et mener auprès des intervenants des consultations sur l'objectif proposé et sur les outils ou instruments de gestion.

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Gestion des risques des substances toxiques en vertu de la LCPE

Suite à l'évaluation d'une substance figurant sur la LSIP, et après que sa toxicité soit confirmée, les ministres de l'Environnement et de la Santé peuvent recommander l'ajout de la substance en question à la Liste des substances toxiques. Le gouvernement fédéral a ensuite deux ans pour élaborer les dispositions pour prévenir ou contrôler le rejet de la substance dans l'environnement; puis un 18 mois supplémentaire pour implanter ces dispositions.

Ces dispositions de prévention ou de contrôle comprennent les règlements, les objectifs environnementaux, les lignes directrices environnementales, les lignes directrices concernant le rejet dans l'environnement, les codes de pratique, les plans de prévention de la pollution, les plans en cas d'urgence environnementale ou les ententes respectant les données environnementales et de recherche. Ces dipositions peuvent être implantées au besoin, peu importe le moment du cycle de vie de la substance — du stage de conception et de développement de la substance jusqu'à la fabricaton, de son utilisation, son entreposage, son transport et son élimination finale.

En plus de la LCPE, la gestion des substances toxiques est régie par la Politique de gestion des substances toxiques qui gère ces dernières selon l'un de ces deux objectifs : soit la quasi-élimination de rejet dans l'environnement ou encore la gestion selon le cycle de vie afin de minimiser le rejet. La quasi-élimination est retenue essentiellement pour les substances bioacumulatives et persistentes, qui résultent principalement de l'activité humaine.

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À titre d'exemple — La gestion des risques de l'oxyde d'éthylène

Le 13 avril 2002, l'avis recommandant l'ajout de l'oxyde d'éthylène à la Liste des substances toxiques était émis. Les départements d'Environnement Canada et de Santé Canada ont donc jusqu'au 13 avril 2004 pour élaborer les dispositions visant à prévenir ou contrôler les rejets dans l'environnement d'oxyde d'éthylène. Environnement Canada a scindé la gestion des risques en deux secteurs prioritaires : le secteur de la stérélisation et celui de l'industrie des produits chimiques. L'exemple choisi s'attardera au secteur de la stérilisation.

Une stratégie de gestion des risques a été élaborée, mentionnant les objectifs, les instruments et les approches proposées pour réduire les risques que posent l'oxyde d'éthylène à la santé humaine. Les résultats du processus d'évaluation environnementale établissent que l'oxyde d'éthylène n'est ni persistant, ni bioacumulatif. De fait, selon la Politique de gestion des substances toxiques, cette substance tombe dans la deuxième catégorie; elle nécessite donc une gestion selon son cycle de vie.

Le processus de Gestion des risques d'Environnement Canada entend être accessible et transparent, il encourage toute les parties concernées à participer aux consultations qui aboutiront à l'élaboration d'un intrument de gestion des risques. Les consultations seront orientées sur les objectifs proposés de gestion des risques et sur les instruments de gestion les plus prometteurs pour le secteur de la stérélisation. Lors de ces consultations, tout avis, tout commentaire, toute question seront accueillis favorablement.

Suite au processus consultatif, le ou les instruments de gestion des risques favoriés seront élaborés et ensuite publiés dans la Gazette du Canada, partie I. Les commentaires des différents intervenants doivent être soumis dans les 60 jours suivant cette publication. Tous les commentaires transmis seront considérés et le ou les instruments finaux feront l'objet d'une autre publication dans la Gazette du Canada, partie I ou II, selon l'instrument en question.

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Liens

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