Le défi imposé par l’objectif du développement
durable :
Un regard sur les échecs du Canada et
les occasions d’aller de l’avant
Préparée par le Forum du Réseau canadien de l'environnement
sur le Sommet mondial du développement durable (SMDD).
Mai 2002
Report Coordinator
and Editor
Nikki Skuce
One Sky - Canadian Institute of Sustainable Living
WSSD Forum Steering Committee
Angela Rickman (Chair) - Sierra Club of Canada
Lara Ellis - Canadian Nature Federation
Anne Mitchell - Canadian Institute of Environmental Law and
Policy
Clarisse Kehler Siebert - Youth Summit Team
Michael Simpson - One Sky - Canadian Institute of Sustainable
Living
Chapter contributors:
| Jarmila Becka
|
Daniel Green |
Graham Simpson |
| Dave Bennett |
Leah Hagreen |
Mike Simpson |
| John Bennett |
John Jackson |
Ian Smilie |
| Stephane Bordeleau |
Peter Lee |
Nikki Skuce |
| Grace Burns |
Bruce Lourie |
Paula Speevak-Sladowski |
| Amelia Clarke |
Anne Mitchell |
Laura Telford |
| Lindsay Cole |
Holly Penfound |
Connie Vitello |
| Duff Conacher |
Lisa Princic |
Bernard Voyer |
| David Daughton |
Marlo Raynolds |
Kevin Washbrook |
| Peter Duck |
Angela Rickman |
Nettie Wiebe |
| Lara Ellis |
Bill Robinson |
Sara Wilson |
| Christine Elwell |
Nola-Kate Seymoar |
Zonny Woods |
| Linda Geggie |
Clarisse Kehler Siebert |
Karen Wristen |
Funders
This document was made possible by the generous contribution
of
The Canadian Earth Summit Secretariat
With additional support from the International Development
Research Centre.

PRÉAMBULE
Il y a dix ans, soit en juin 1992, une rencontre de
chefs d'État d'envergure historique s'est tenue à Rio de Janeiro
au Brésil. Les réunions préparatoires à la Conférence des
Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED)
avaient débuté en 1990, ce qui coïncidait avec le début de la
" décennie de redressement ". La conférence avait mené
à la formulation de la recommandation la plus précise du vaste
rapport de 1987 de la Commission mondiale sur l'environnement et le
développement (également appelée la Commission Brundtland). Dans
son rapport intitulé Our Common Future (Notre avenir commun), la
Commission Brundtland demandait aux Nations Unies d'organiser une
grande rencontre de l'Assemblée générale des Nations Unies en
1992 pour marquer le 20e anniversaire de la première conférence
des Nations Unies sur l'environnement et le développement, tenue à
Stockholm en 1972. La Commission Brundtland avait défini trois
crises mondiales interreliées - l'environnement, le développement
et le militarisme. L'Assemblée générale a approuvé la
recommandation - hormis le militarisme - et s'est mise à préparer
un ordre du jour ambitieux pour le " Sommet de la Terre "
de Rio. Rio a produit une série décevante de traités qui
n'établissaient aucune échéance ou aucun objectif. Les efforts
déployés pour négocier une Charte de la Terre et un traité pour
protéger les forêts de la planète ont déraillé avant la tenue
du Sommet de la Terre. Au minimum, les échelons gouvernementaux
supérieurs ont reconnu la menace que constituent une perte
accélérée d'espèces et d'écosystèmes - en adoptant la
Convention sur la diversité biologique - et l'interférence humaine
dans le système climatique - en adoptant la Convention-cadre sur
les changements climatiques. Parmi les accords non contraignants
approuvés à Rio figuraient l'Énoncé de principes et
l'encyclopédique Action 21. Action 21 était considérée le "
marché de Rio " entre le Nord industrialisé et le Sud
appauvri. En échange de mesures de protection de l'environnement,
le Nord s'engageait à transférer plus de ressources et de
technologie vers le Sud.
CANADA, UN CHEF DE FILE À RIO
Le Canada a joué un rôle de chef
de file tout le long du processus de Rio. C'est le Canada, et non
les États-Unis, qui a versé une aide financière considérable à
la Commission mondiale sur l'environnement et le développement. Un
éminent Canadien, l'ancien sous-ministre Jim MacNeill, a siégé
comme secrétaire général de la Commission Brundtland et a été
l'auteur principal de Notre avenir commun. Le Canada a été un des
premiers pays à appuyer l'appel lancé par la Commission pour la
tenue d'un Sommet de la Terre en 1992 et s'est même offert pour
accueillir le rassemblement. Le Canadien Maurice Strong, qui avait
siégé comme secrétaire général au Sommet de Stockholm, a
également pris la barre du processus de Rio. Le gouvernement
canadien était un supporter fervent et indéfectible des droits de
participation des ONG par l'intermédiaire du processus de Rio. En
fait, l'ambassadeur environnemental du Canada, feu Arthur Campeau, a
freiné les négociations en refusant de participer à la première
réunion préparatoire en août 1990 jusqu'à ce qu'il obtienne la
confirmation que les ONG seraient autorisées à y participer comme
observateurs. Le gouvernement canadien s'est assuré que les
principaux groupes d'étude ont été adéquatement financés pour
participer efficacement au travail préparatoire et à la
conférence elle-même. À Rio, le Canada a fait pression pour
sauver la Convention sur la diversité biologique après que le
président George Bush a annoncé que les États-Unis s'opposaient
au traité. Le Canada a adopté Action 21 pour en faire son plan
d'action du progrès dans un monde caractérisé par des valeurs
contradictoires et l'érosion des fondations sociales.
LE MONDE AUJOURD'HUI
Au cours des dix années qui se sont
écoulées depuis Rio, le monde a vécu des changements draconiens.
Le Mur de Berlin est tombé. L'Union soviétique n'existe plus, mais
les retombées économiques du processus de désarmement tant
attendues ne se sont pas matérialisées. L'Organisation mondiale du
commerce a vu le jour et le Canada est devenu partie à l'Accord de
libre-échange nord-américain. La plupart des gouvernements des
pays industrialisés ont abandonné le " marché de Rio ".
Presque tous les pays ont retiré l'aide au développement étranger,
qui devait atteindre 0,7 % du PNB en vertu du Sommet de Rio. Les
engagements à réduire les gaz à effet de serre et à protéger la
diversité biologique n'ont pas été respectés. Les possibilités
créées par la vaste richesse du marché des années 1990 ont été
dilapidées. L'équité et la justice sociale ne comptaient plus.
Les marées montantes de l'affluence mondiale ont bénéficié aux
mieux nantis. On pourrait dire que les événements du 11 septembre
en ont été le résultat. Aujourd'hui, la planète tout entière
est préoccupée par les questions de sécurité. En conséquence,
nous souffrons de plus d'insécurité aujourd'hui qu'à tout autre
moment au cours des deux dernières décennies ou quelque. Le monde
est aux prises avec des conflits au Moyen-Orient et en Afrique. Nous
sommes confrontés à l'effondrement d'écosystèmes naturels à un
point qui était inimaginable en 1992. Les efforts déployés par le
monde entier pour aborder des enjeux tels que le changement
climatique ont été périlleusement devancés. Le temps est venu de
faire le point et de jeter un regard sur le passé afin de mieux
préparer l'avenir.
UNE DÉCENNIE PERDUE?
Pourquoi avons-nous failli à notre
engagement de développement durable? Quel rôle le Canada a-t-il
joué ou a-t-il omis de jouer? Pendant sept années au cours de la
décennie de redressement, le Canada s'est maintenu au premier rang
pour ce qui est de sa qualité de vie parmi les pays répertoriés
par les Nations Unies. S'il y a un pays qui aurait dû contribuer et
réussir à relever les défis d'Action 21, c'est le Canada. Non
seulement avons-nous failli à nous-mêmes, mais nous avons aussi
failli aux nombreuses nations avec lesquelles nous partageons cette
planète fragile. Les jeunes Canadiens exigent de savoir quand nous
respecterons nos promesses de protéger la planète. Les dirigeants
du Canada sont au premier plan de la politique mondiale, puisque
notre premier ministre préside le G8 et notre ministre fédéral de
l'Environnement dirige le Programme des Nations Unies pour
l'environnement. Comment les dirigeants politiques du Canada
réussiront-ils à exercer leur grande influence aux prochains
rassemblements politiques qui se tiendront à Kananaskis et à
Johannesburg?
QUE FAIRE MAINTENANT? L'ÉVALUATION DES ONG
Le présent rapport
étudie nos échecs et fait valoir nos succès. C'est la réaction
des Canadiens d'une côte à l'autre aux positions officielles
adoptées par le gouvernement. Nous avons compilé la liste la plus
exhaustive possible d'indicateurs de développement durable en
fonction du travail des Nations Unies ainsi que des structures
naturelles et du travail de taxonomie de l'environnement et de
développement entrepris au Canada. À notre avis, c'est la liste de
rubriques la plus exhaustive possible compte tenu des paramètres.
Chaque auteur a reçu la consigne d'examiner son domaine en fonction
d'un seul indicateur pour décrire la tendance générale des dix
dernières années. Par la suite, il devait résumer où nous en
sommes aujourd'hui dans le parcours rempli de défis vers le
développement durable et décrire les mesures précises que nous
devons prendre pour nous rendre là où nous voulons être dans dix
ans. Le présent rapport ne tente pas de réinventer la roue ou de
négocier des visions ou des principes de base. Cela s'est fait il y
a dix ans. Nous n'avons pas réclamé une recherche primaire ou
laissé entendre que les principes d'Action 21 devaient être
débattus. Les auteurs devaient résumer les travaux en cours dans
leur domaine selon l'esprit véhiculé dans les chapitres d'Action
21. Ce rapport se veut une évaluation franche de notre situation de
sorte à ce que nous puissions mettre en œuvre des objectifs, des
échéanciers et des plans d'action axés sur les résultats au
cours des prochaines années à la suite d'une évaluation réaliste
de notre rendement jusqu'à maintenant. À l'avis de tous les
intervenants, nous n'avons pas assez fait. La barre doit être
placée beaucoup plus haut. Pour confirmer ce consensus, nous avons
demandé à chaque auteur de faire revoir son travail par ses pairs.
Il en résulte un rapport étendu qui expose les grandes lignes
d'où nous arrivons et vers où nous devons aller. Le rapport est
une compilation abrégée de résumés plutôt qu'un document de
consensus. Les organisations qui y ont participé l'ont clairement
fait en respectant les limites de leur propre domaine et peuvent
être en accord ou en désaccord avec les autres sections du
rapport. Les organisations et les personnes qui ont voulu appuyer le
rapport complet figurent dans la liste d'appui. Nous croyons que
cette liste parle d'elle-même.
SMDD - L'OCCASION D'ALLER DE L'AVANT
Le monde se réunira à
nouveau en août 2002 en Afrique du Sud dans le cadre du Sommet
mondial pour le développement durable. Nous espérons que ce
rapport aide les Canadiens à comprendre le terrain sur lequel nous
œuvrons au moment de nous réunir avec d'autres nations. Personne
ne peut aujourd'hui mettre en doute la difficulté des défis que
nous devons relever, le besoin d'envisager l'avenir avec
enthousiasme et d'agir dans l'espoir. Les membres du forum du
Réseau canadien de l'environnement sur le SMDD espèrent que ce
rapport nous aide à aller de l'avant d'un pas déterminé, d'une
résolution informée, d'un plus grand sens d'urgence et d'une
conviction plus profonde.
Comité directeur du forum du RCE sur le SMDD :
Lara Ellis,
Fédération canadienne de la nature
Anne Mitchell, Institut
canadien du droit et de la politique de l'environnement
Angela
Rickman, Sierra Club du Canada
Clarisse Kehler Siebert, Équipe
Sommet jeunesse
Michael Simpson, One Sky - The Canadian Institute of
Sustainable Living
APPUIS
Sierra Club du Canada
Institut canadien du droit et de la
politique de l'environnement
One Sky - The Canadian Institute of
Sustainable Living
Fédération canadienne de la nature
Équipe
Sommet jeunesse
Démocratie en surveillance
Better Environmentally
Sound Transportation
Turtle Island Earth Stewards
Citizens Network
on Waste Management
Ontario Toxic Waste Research Coalition
Falls Brook Centre
GAIA Project
Forest Futures
Lifecycles
Nappan Project Association
Interchurch Uranium Committee Educational Cooperative
Partnership Africa Canada
Alternatives
Northwest Institute for Bioregional Studies
Eulachon Conservation Society


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