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Sommet ou deringolade? 
Nous lancons un appel aux dirigeants politiques du Canada 10 ans apres la tenue du Sommet de Rio

Rapport <pdf>

UNE ÉVALUATION PAR LA SOCIÉTÉ CIVILE DU CANADA EN ROUTE VERS JOHANNESBURG.

Préparée par le Forum du Réseau canadien de l'environnement sur le Sommet mondial du développement durable (SMDD).

Credits/contributors
Preamble
Appuis
Summary <en anglais seulement>


 

 

Section 2 - Conservation et gestion des ressources

Atmosphère
Gestion des ressources, exploitation minière
Lutte contre la déforestation
Pratiques agricoles durables
Diversité biologique
Biotechnologie
Océans
Eau douce
Substances toxiques
Déchets dangereux
Déchets solides
Déchets radioactifs
Changement climatique
Énergie et transport


Section 1 - 
Dimensions sociales et économiques

Population
Santé
Établissements humains
Sécurité humaine 


 

Section 3 - Renforcement des principaux groupes

Sexe
Jeunesse
Peuple autochtones
Partenariats avec les ONG
Autorités locales
Syndicats
Commerce et industrie
Sciences et technologies
Agriculteurs

 

 

Section 4 - 
Moyens de mise en œuvre

Économie environnementale
Planification et évaluation environnementales
Coopération internationale
Éducation
Responsabilité des entreprises
Harmonisation dans le commerce

 

 




Le défi imposé par l’objectif du développement durable :
Un regard sur les échecs du Canada et
les occasions d’aller de l’avant

Préparée par le Forum du Réseau canadien de l'environnement sur le Sommet mondial du développement durable (SMDD).

Mai 2002

Report Coordinator and Editor
Nikki Skuce
One Sky - Canadian Institute of Sustainable Living

WSSD Forum Steering Committee
Angela Rickman (Chair) - Sierra Club of Canada
Lara Ellis - Canadian Nature Federation
Anne Mitchell - Canadian Institute of Environmental Law and Policy
Clarisse Kehler Siebert - Youth Summit Team
Michael Simpson - One Sky - Canadian Institute of Sustainable Living

Chapter contributors:

Jarmila Becka Daniel Green Graham Simpson
Dave Bennett Leah Hagreen Mike Simpson
John Bennett John Jackson Ian Smilie
Stephane Bordeleau Peter Lee Nikki Skuce
Grace Burns Bruce Lourie Paula Speevak-Sladowski
Amelia Clarke Anne Mitchell Laura Telford
Lindsay Cole Holly Penfound Connie Vitello
Duff Conacher Lisa Princic Bernard Voyer
David Daughton Marlo Raynolds Kevin Washbrook
Peter Duck Angela Rickman Nettie Wiebe
Lara Ellis Bill Robinson Sara Wilson
Christine Elwell Nola-Kate Seymoar Zonny Woods
Linda Geggie Clarisse Kehler Siebert Karen Wristen

Funders
This document was made possible by the generous contribution of
The Canadian Earth Summit Secretariat
With additional support from the International Development Research Centre.

PRÉAMBULE

Il y a dix ans, soit en juin 1992, une rencontre de chefs d'État d'envergure historique s'est tenue à Rio de Janeiro au Brésil. Les réunions préparatoires à la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED) avaient débuté en 1990, ce qui coïncidait avec le début de la " décennie de redressement ". La conférence avait mené à la formulation de la recommandation la plus précise du vaste rapport de 1987 de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (également appelée la Commission Brundtland). Dans son rapport intitulé Our Common Future (Notre avenir commun), la Commission Brundtland demandait aux Nations Unies d'organiser une grande rencontre de l'Assemblée générale des Nations Unies en 1992 pour marquer le 20e anniversaire de la première conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, tenue à Stockholm en 1972. La Commission Brundtland avait défini trois crises mondiales interreliées - l'environnement, le développement et le militarisme. L'Assemblée générale a approuvé la recommandation - hormis le militarisme - et s'est mise à préparer un ordre du jour ambitieux pour le " Sommet de la Terre " de Rio. Rio a produit une série décevante de traités qui n'établissaient aucune échéance ou aucun objectif. Les efforts déployés pour négocier une Charte de la Terre et un traité pour protéger les forêts de la planète ont déraillé avant la tenue du Sommet de la Terre. Au minimum, les échelons gouvernementaux supérieurs ont reconnu la menace que constituent une perte accélérée d'espèces et d'écosystèmes - en adoptant la Convention sur la diversité biologique - et l'interférence humaine dans le système climatique - en adoptant la Convention-cadre sur les changements climatiques. Parmi les accords non contraignants approuvés à Rio figuraient l'Énoncé de principes et l'encyclopédique Action 21. Action 21 était considérée le " marché de Rio " entre le Nord industrialisé et le Sud appauvri. En échange de mesures de protection de l'environnement, le Nord s'engageait à transférer plus de ressources et de technologie vers le Sud.

CANADA, UN CHEF DE FILE À RIO 

Le Canada a joué un rôle de chef de file tout le long du processus de Rio. C'est le Canada, et non les États-Unis, qui a versé une aide financière considérable à la Commission mondiale sur l'environnement et le développement. Un éminent Canadien, l'ancien sous-ministre Jim MacNeill, a siégé comme secrétaire général de la Commission Brundtland et a été l'auteur principal de Notre avenir commun. Le Canada a été un des premiers pays à appuyer l'appel lancé par la Commission pour la tenue d'un Sommet de la Terre en 1992 et s'est même offert pour accueillir le rassemblement. Le Canadien Maurice Strong, qui avait siégé comme secrétaire général au Sommet de Stockholm, a également pris la barre du processus de Rio. Le gouvernement canadien était un supporter fervent et indéfectible des droits de participation des ONG par l'intermédiaire du processus de Rio. En fait, l'ambassadeur environnemental du Canada, feu Arthur Campeau, a freiné les négociations en refusant de participer à la première réunion préparatoire en août 1990 jusqu'à ce qu'il obtienne la confirmation que les ONG seraient autorisées à y participer comme observateurs. Le gouvernement canadien s'est assuré que les principaux groupes d'étude ont été adéquatement financés pour participer efficacement au travail préparatoire et à la conférence elle-même. À Rio, le Canada a fait pression pour sauver la Convention sur la diversité biologique après que le président George Bush a annoncé que les États-Unis s'opposaient au traité. Le Canada a adopté Action 21 pour en faire son plan d'action du progrès dans un monde caractérisé par des valeurs contradictoires et l'érosion des fondations sociales.

LE MONDE AUJOURD'HUI

Au cours des dix années qui se sont écoulées depuis Rio, le monde a vécu des changements draconiens. Le Mur de Berlin est tombé. L'Union soviétique n'existe plus, mais les retombées économiques du processus de désarmement tant attendues ne se sont pas matérialisées. L'Organisation mondiale du commerce a vu le jour et le Canada est devenu partie à l'Accord de libre-échange nord-américain. La plupart des gouvernements des pays industrialisés ont abandonné le " marché de Rio ". Presque tous les pays ont retiré l'aide au développement étranger, qui devait atteindre 0,7 % du PNB en vertu du Sommet de Rio. Les engagements à réduire les gaz à effet de serre et à protéger la diversité biologique n'ont pas été respectés. Les possibilités créées par la vaste richesse du marché des années 1990 ont été dilapidées. L'équité et la justice sociale ne comptaient plus. Les marées montantes de l'affluence mondiale ont bénéficié aux mieux nantis. On pourrait dire que les événements du 11 septembre en ont été le résultat. Aujourd'hui, la planète tout entière est préoccupée par les questions de sécurité. En conséquence, nous souffrons de plus d'insécurité aujourd'hui qu'à tout autre moment au cours des deux dernières décennies ou quelque. Le monde est aux prises avec des conflits au Moyen-Orient et en Afrique. Nous sommes confrontés à l'effondrement d'écosystèmes naturels à un point qui était inimaginable en 1992. Les efforts déployés par le monde entier pour aborder des enjeux tels que le changement climatique ont été périlleusement devancés. Le temps est venu de faire le point et de jeter un regard sur le passé afin de mieux préparer l'avenir.

UNE DÉCENNIE PERDUE? 

Pourquoi avons-nous failli à notre engagement de développement durable? Quel rôle le Canada a-t-il joué ou a-t-il omis de jouer? Pendant sept années au cours de la décennie de redressement, le Canada s'est maintenu au premier rang pour ce qui est de sa qualité de vie parmi les pays répertoriés par les Nations Unies. S'il y a un pays qui aurait dû contribuer et réussir à relever les défis d'Action 21, c'est le Canada. Non seulement avons-nous failli à nous-mêmes, mais nous avons aussi failli aux nombreuses nations avec lesquelles nous partageons cette planète fragile. Les jeunes Canadiens exigent de savoir quand nous respecterons nos promesses de protéger la planète. Les dirigeants du Canada sont au premier plan de la politique mondiale, puisque notre premier ministre préside le G8 et notre ministre fédéral de l'Environnement dirige le Programme des Nations Unies pour l'environnement. Comment les dirigeants politiques du Canada réussiront-ils à exercer leur grande influence aux prochains rassemblements politiques qui se tiendront à Kananaskis et à Johannesburg?

QUE FAIRE MAINTENANT? L'ÉVALUATION DES ONG 

Le présent rapport étudie nos échecs et fait valoir nos succès. C'est la réaction des Canadiens d'une côte à l'autre aux positions officielles adoptées par le gouvernement. Nous avons compilé la liste la plus exhaustive possible d'indicateurs de développement durable en fonction du travail des Nations Unies ainsi que des structures naturelles et du travail de taxonomie de l'environnement et de développement entrepris au Canada. À notre avis, c'est la liste de rubriques la plus exhaustive possible compte tenu des paramètres. Chaque auteur a reçu la consigne d'examiner son domaine en fonction d'un seul indicateur pour décrire la tendance générale des dix dernières années. Par la suite, il devait résumer où nous en sommes aujourd'hui dans le parcours rempli de défis vers le développement durable et décrire les mesures précises que nous devons prendre pour nous rendre là où nous voulons être dans dix ans. Le présent rapport ne tente pas de réinventer la roue ou de négocier des visions ou des principes de base. Cela s'est fait il y a dix ans. Nous n'avons pas réclamé une recherche primaire ou laissé entendre que les principes d'Action 21 devaient être débattus. Les auteurs devaient résumer les travaux en cours dans leur domaine selon l'esprit véhiculé dans les chapitres d'Action 21. Ce rapport se veut une évaluation franche de notre situation de sorte à ce que nous puissions mettre en œuvre des objectifs, des échéanciers et des plans d'action axés sur les résultats au cours des prochaines années à la suite d'une évaluation réaliste de notre rendement jusqu'à maintenant. À l'avis de tous les intervenants, nous n'avons pas assez fait. La barre doit être placée beaucoup plus haut. Pour confirmer ce consensus, nous avons demandé à chaque auteur de faire revoir son travail par ses pairs. Il en résulte un rapport étendu qui expose les grandes lignes d'où nous arrivons et vers où nous devons aller. Le rapport est une compilation abrégée de résumés plutôt qu'un document de consensus. Les organisations qui y ont participé l'ont clairement fait en respectant les limites de leur propre domaine et peuvent être en accord ou en désaccord avec les autres sections du rapport. Les organisations et les personnes qui ont voulu appuyer le rapport complet figurent dans la liste d'appui. Nous croyons que cette liste parle d'elle-même.

SMDD - L'OCCASION D'ALLER DE L'AVANT 

Le monde se réunira à nouveau en août 2002 en Afrique du Sud dans le cadre du Sommet mondial pour le développement durable. Nous espérons que ce rapport aide les Canadiens à comprendre le terrain sur lequel nous œuvrons au moment de nous réunir avec d'autres nations. Personne ne peut aujourd'hui mettre en doute la difficulté des défis que nous devons relever, le besoin d'envisager l'avenir avec enthousiasme et d'agir dans l'espoir. Les membres du forum du Réseau canadien de l'environnement sur le SMDD espèrent que ce rapport nous aide à aller de l'avant d'un pas déterminé, d'une résolution informée, d'un plus grand sens d'urgence et d'une conviction plus profonde.

Comité directeur du forum du RCE sur le SMDD : 

Lara Ellis, Fédération canadienne de la nature 
Anne Mitchell, Institut canadien du droit et de la politique de l'environnement 
Angela Rickman, Sierra Club du Canada
Clarisse Kehler Siebert, Équipe Sommet jeunesse 
Michael Simpson, One Sky - The Canadian Institute of Sustainable Living

APPUIS

Sierra Club du Canada
Institut canadien du droit et de la politique de l'environnement 
One Sky - The Canadian Institute of Sustainable Living
Fédération canadienne de la nature
Équipe Sommet jeunesse 
Démocratie en surveillance 
Better Environmentally Sound Transportation 
Turtle Island Earth Stewards 
Citizens Network on Waste Management 
Ontario Toxic Waste Research Coalition
Falls Brook Centre
GAIA Project
Forest Futures
Lifecycles
Nappan Project Association
Interchurch Uranium Committee Educational Cooperative
Partnership Africa Canada
Alternatives
Northwest Institute for Bioregional Studies
Eulachon Conservation Society